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Nos projets doivent vivre 150 à 200 ans.

Si vous pensez à votre succession, vous êtes forcément amené(e) à envisager un avenir dont vous ne ferez pas partie. Préparer la suite, c’est décider de passer le relais en toute sérénité, même si c’est un processus parfois abstrait.

Vous ne serez plus là pour voir le résultat de vos réflexions. L’architecte paysagiste Benoît Fondu est, de par sa profession, confronté quotidiennement à cette problématique. Il ne pourra jamais voir l’aboutissement des actes qu’il pose aujourd’hui. Et ce n’est pas le seul rapprochement entre son métier et la planification successorale. M. Fondu nous a parlé avec passion de sa profession, de jardins animaliers, de la beauté des choses et de sa vision du présent et de l’avenir.

Lorsque Benoît Fondu évoque la taille de ses projets, cela donne le tournis. On parle de chantiers énormes ! « Pour chaque projet paysager, nous établissons d’abord un plan de gestion. Nous nous projetons systématiquement 150 à 200 ans dans l’avenir », explique-t-il. On ne peut s’empêcher de faire un parallèle entre son plan de gestion et la préparation d’une succession. « C’est en effet très similaire. Nous aussi, nous faisons un état des lieux détaillé, nous imaginons un résultat final et nous réfléchissons à une façon de l’obtenir de manière rentable. »

L’architecture paysagère, qu’est-ce que c’est ?

« Notre travail consiste à créer des paysages artistiques. Même si cela ne fait pas de nous des artistes, nos paysages naissent de notre imagination. Notre objectif est de créer quelque chose qui soit à la fois beau et productif. Nous ne travaillons donc pas dans des domaines naturels. Il nous arrive par exemple régulièrement de concevoir des vignobles en France. Nous essayons de surprendre les gens. La beauté du paysage du domaine viticole doit refléter la qualité du vin qui sera produit à partir de ces vignes. Notre projet n’est donc pas qu’esthétique, il est aussi commercial. Nous créons un ensemble cohérent en utilisant les techniques issues de l’agriculture et de la sylviculture. Les visiteurs du château sont séduits par le domaine, aiment y flâner et sont moins tentés d’aller visiter d’autres vignobles. » Benoît parle d’une gestion en bon père de famille. « Nous posons toujours des choix très réfléchis, nous ne nous jetons pas tête baissée sur un terrain. Nous tenons compte de toutes les variables, ne prenons pas de risques inutiles et pensons sur le long terme, un peu comme quand on veille au respect du budget familial. » Les fondements de cette philosophie remontent au début du XVIIe siècle.

Pas de répit

Benoît Fondu travaille sur une matière vivante. « Il faut constamment l’entretenir, impossible de dire ‘voilà, c’est fini, il n’y a plus qu’à récolter les fruits dans 30 ans.’ La nature évolue, il faut pouvoir intervenir à tout moment. » Comme pour une planification successorale, en somme. « C’est tout-à-fait la même chose, il faut pouvoir réagir lorsque les circonstances changent. Il est essentiel d’assurer le suivi et l’entretien. »

Nous ne sommes pas visionnaires, mais nous avons une vision

Un plan de gestion passe à la postérité et reste valable pendant des siècles. Benoît ne verra donc jamais l’aboutissement de ses projets. Est-ce que cela l’empêche de dormir ? « Certes, cela fait réfléchir, mais j’ai la chance de pouvoir faire travailler mon imagination. Je dessine des choses que je ne verrai jamais de mes propres yeux, mais cela rend mon métier intéressant. Nous, les architectes paysagistes, ne sommes pas des visionnaires. Nous avons une vision. » Il s’agit dès lors de s’assurer que cette vision et sa mise en application se concrétisent. « C’est là que le travail de préparation en amont prend toute son importance. Un projet qui est bien conçu et mûrement réfléchi résiste à l’épreuve du temps », explique Benoît Fondu. « Regardez l’Atomium : il est toujours debout ! Ou encore le zoo d’Anvers. Nous avons travaillé sur le projet d’agrandissement du zoo en nous appuyant sur les principes de conception qui ont conduit à sa création en 1843. Ils ont donc plus de 175 ans. »

Copyright Zoo Antwerpen, Jonas Verhulst

Copyright Zoo Antwerpen, Jonas Verhulst

Un plan de gestion en 6 étapes

Benoît Fondu détaille pour nous les étapes qui structurent son travail. Ci-dessous, nous faisons chaque fois le lien avec la planification successorale.

Etape 1 : analyse de la situation actuelle
« Nous commençons par une analyse détaillée du domaine, tant sur le plan architectural que naturel. Nous cartographions l’ensemble. Nous mesurons la surface, dressons un inventaire de la végétation, faisons des prélèvements du sol, etc. Il s’agit d’une véritable enquête, car nous devons maîtriser la matière que nous allons modeler. »
A quoi ressemble votre succession ?
Pour bien préparer sa succession, il faut d’abord avoir une bonne connaissance du terrain. La première étape consiste à vérifier si vous disposez d’un capital de rente suffisant. Vous serez ainsi assuré de rester financièrement indépendant. En fonction des informations obtenues, nous nous penchons sur votre succession. En effet, il est intéressant d’avoir recours à la planification successorale pour le patrimoine dont vous n’aurez pas besoin plus tard. Pour ce faire, nous dressons l’inventaire de votre patrimoine mobilier et immobilier, ainsi que la liste de vos héritiers.

 

 


Etape 2 : identification des forces et des faiblesses

« Une fois que nous avons analysé le terrain, nous en cherchons les forces et les faiblesses », poursuit Benoît Fondu, « pour vraiment comprendre ce terrain ». Ce n’est qu’à partir de là que nous pouvons développer une vision pour l’avenir. On ne peut pas prendre cette mission à la légère, puisque nos décisions auront encore un impact dans 150 ans, voire plus. Nous tenons compte du changement climatique, des maladies des arbres, des ressources en eau, tout ce que l’on peut raisonnablement calculer. »
Quelles sont les faiblesses de votre succession ?
Votre héritage est-il susceptible de générer des problèmes ? Le bénéficiaire de votre succession n’est peut-être pas la personne à laquelle vous pensiez ? Vous estimez que les droits à payer sur votre succession sont trop élevés ? Faut-il revoir votre planification successorale en fonction des nouvelles règles en vigueur ?


Etape 3 : estimation
Benoît poursuit. « Une fois que l’on a défini les forces et les faiblesses du terrain, il faut estimer la valeur de ses
différentes composantes. N’oublions pas que nous intervenons sur un paysage à la fois beau et productif. Le rendement fait partie intégrante de notre plan de gestion. »
Attention : pensez à la taxation
Dans le cas d’une succession, l’estimation de votre patrimoine se fait dès la première étape : l’analyse.
Il est essentiel d’avoir les idées claires dès le départ. La valeur de votre patrimoine détermine en effet l’importance des droits de succession dont vos héritiers devront s’acquitter.


Etape 4 : cahier des charges
« Quel est notre objectif ? » Benoît Fondu nous explique comment il discute du résultat final avec ses clients. « Nous confrontons notre vision de l’avenir à la réalité du terrain. Pour bien évaluer les possibilités, il est indispensable de respecter les étapes préparatoires – mesures, analyse des forces et des faiblesses, estimation. Sommes-nous capables d’atteindre l’objectif que nous nous sommes fixé ? Nous disposons à présent de toutes les informations pour répondre à cette question. »
Et si vous n’avez pas envie de planifier votre succession ?
Vous connaissez maintenant la valeur précise de votre héritage et la liste de vos héritiers. Si vous ne faites rien, vous risquez de faire face aux problèmes dont nous avons parlé plus haut. Il vous appartient de décider si cela vaut la peine de réagir, et le cas échéant, de déterminer quels aspects méritent toute votre attention.

 

Etape 5 : place à la créativité
« J’adore cette phase », s’enthousiasme Benoît Fondu avec un plaisir non feint. « Je peux enfin laisser libre cours à mon imagination et projeter ma vision du terrain. Je dessine un plan, je compare les aspects anciens et récents, je fais en sorte que le domaine satisfasse aux exigences actuelles. Nous imaginons un résultat final et calculons le coût pour le concrétiser. De quel budget avons-nous besoin ? »
Calcul de vos économies potentielles
Si vous décidez de planifier votre succession, le droit successoral donne le ton. La législation vous permet d’opter pour une donation, un testament, un pacte successoral ou une adaptation à votre contrat de mariage. Autant de choix qui dépendront de l’orientation que vous souhaitez donner à votre succession. En fonction de vos objectifs, la Banque Van Breda peut définir les options qui vous conviennent. Pour chacune d’entre elles, nous calculons les économies potentielles.


Etape 6 : le plan directeur

Benoît Fondu reprend. « C’est l’aboutissement de notre travail, le plan d’ensemble. Le plan directeur reprend tout ce dont nous avons besoin pour atteindre notre objectif final. Il tient compte du cahier des charges, de l’estimation, des analyses, de la capacité financière du projet. Les différentes phases du projet y sont également détaillées, une par une. On y notera par exemple à quel moment tel ou tel arbre doit être élagué. »
Votre trajet financier personnel
Le ‘trajet financier personnel’ est votre plan directeur. Ce plan par étapes est l’assurance d’une pension confortable. Demandez conseil à votre account manager pour déterminer le capital dont vous aurez besoin pour pouvoir vivre de vos rentes plus tard, et la manière dont vous allez constituer ce capital.

L’herbe continue de pousser
« Dans notre métier, l’entretien et le suivi sont essentiels », raconte Benoît. Comme il le disait plus tôt, impossible de se reposer sur ses lauriers. « Nous assurons le suivi de nos projets dans le temps. C’est notre force, mais c’est aussi nécessaire. » L’architecture paysagère impose de se retrousser les manches. « Toute personne qui possède un jardin sait ce que cela signifie. Rien que la tonte de l’herbe impose un rythme régulier. Nous travaillons avec certains clients depuis 25 ans déjà, c’est-à-dire depuis nos débuts. C’est tout de même particulier. » Une fois encore, on parle de gestion en bon père de famille. Faut-il parfois rectifier le tir ? « Certainement, nous restons alertes. Nous surveillons l’évolution de nos projets et affinons notre approche. A titre d’exemple, nous devons actuellement faire face à une maladie qui s’attaque aux frênes. Nous ne pouvons rien y faire, mais c’est une catastrophe économique pour les propriétaires. »
Osez rectifier ce qui doit l’être. Les contrôles réguliers sont le gage de votre sérénité. Dans le cas d’une succession, on doit également faire face à des changements de circonstances. Votre situation familiale peut évoluer. La maladie peut vous toucher. Vous pouvez créer une nouvelle société.

Tout cela a des conséquences sur votre héritage. Nous vous conseillons de régulièrement faire un état des lieux. Vous vous assurez ainsi que votre succession correspond à votre situation actuelle.

 

 

 

mercredi 26 septembre 2018