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Nous avons dû revoir nos plans

Hein Wilderjans a opté pour un groupe d’investissement. « Notre fils de 18 ans nous a annoncé à notre grande surprise qu’il souhaitait reprendre l’entreprise...

Nous avions toujours pensé que nous allions la vendre. Nous avons donc dû revoir nos plans. Nous avons trois enfants, que devions-nous faire pour ne léser personne ? » La solution : attirer un groupe d’investissement. « C’était la formule idéale. Si c’était à refaire, je le referais sans hésiter », nous a confié Hein Wilderjans. Retour sur le parcours de la famille Wilderjans.

Un conseil avisé

« Nous nous sommes entretenus avec un spécialiste en cessions parce que d’autres sociétés s’intéressaient à notre entreprise. Que devions-nous faire ? L’expert nous a demandé : ‘en avez-vous touché un mot à vos enfants ?’ Ma femme et moi lui avons répondu de concert qu’ils n’étaient pas intéressés par la société. L’expert nous a toutefois suggéré de leur demander leur avis. Un conseil avisé !

« Les enfants habitaient encore tous à la maison. Nous avons abordé le sujet un soir, à table. ‘Ne faites pas cela,’ nous a lancé Filip, notre fils cadet. ‘Ne vendez pas l’entreprise, je veux monter à bord !’ Nous avons d’emblée abandonné l’idée de la vente ».

Tous les enfants ont droit à la même part et peuvent en disposer librement

Une source d’ennuis

Nous voulions surtout éviter que Filip ne doive un jour ou l’autre rétribuer son frère et sa soeur pour une valeur ajoutée qu’il a luimême générée. C’est un scénario somme toute assez classique et plutôt fréquent dans les entreprises. Un des enfants rejoint l’entreprise, reçoit quelques actions et participe avec enthousiasme à la croissance de l’entreprise. Rien n’a encore été mis au point avec les autres enfants. On se dit que ça va aller. Et c’est la porte ouverte aux problèmes. »

« Pour nous, les choses étaient claires : tous les enfants ont droit à la même part et peuvent en disposer librement. Le spécialiste auquel nous avons fait appel nous a proposé d’attirer un investisseur externe. Pour parler en termes techniques, il nous a proposé un leverage buyout. C’était la solution idéale dans notre cas. »

 

Qu’est-ce qu’un leverage buy-out ?

« L’investisseur achète 100% des actions, avec l’aide de quelques banques, libérant ainsi des liquidités. Les enfants reçoivent la part qui leur revient par le biais d’une donation. Tous trois reçoivent le même montant.

Notre fils cadet a affecté sa part à un rachat au sein de l’entreprise. Ma femme et moi-même avons fait de même. Ensemble, nous possédons 51% des actions. La part du groupe s’élève, quant à elle, à 49%. La famille détient donc une participation majoritaire. »

« Premier avantage : tous les enfants ont reçu une part égale.

Deuxième avantage : la vente nous a permis de recevoir du net. Pour nous, cela a été l’occasion de valider l’entreprise. Cet aspect est important également. »

Bijna de handdoek in de ring gegooid


“De aanloop naar de verkoop was slopend. Er moest een berg werk verzet worden en de stress liep op. Ook emotioneel was het doorbijten. Het gaat tenslotte
over de verkoop van je eigen bedrijf. Dat is als een kind afgeven. Bovendien moest alles in de schemerzone gebeuren. Je wil niet dat iedereen weet dat het bedrijf verkocht wordt. Dat betekent avond- en weekendwerk. Vooral de due dilligence was zwaar. Daar kwam enorm veel opzoekwerk bij kijken. Mochten we toen geen duidelijk doel voor ogen gehad hebben dan hadden we er de brui aangegeven. Zeker weten. Op die momenten heb je goede begeleiding nodig. Iemand die het klappen van de zweep kent en werk uit handen neemt. De rol van de bemiddelaar valt niet te onderschatten. Dat is je vertrouwenspersoon.”

 

Nous étions à deux doigts de jeter l’éponge

« Le lancement du processus de vente fut éreintant. Nous avons dû accomplir un travail colossal et étions constamment sous pression. Il a fallu s’accrocher sur le plan émotionnel également, parce qu’on considère un peu sa société comme son propre enfant. Nous avons en outre dû agir en toute discrétion : pas question d’annoncer la vente à tout monde ! Du coup, il a fallu travailler en soirée et les weekends. C’est surtout l’examen de la comptabilité qui s’est avéré fastidieux. Nous avons dû faire un énorme travail de recherche. Sans objectif clair en vue, nous aurions carrément laissé tomber. Dans ces moments, un bon accompagnement est indispensable. Quelqu’un qui connaît les ficelles du métier et qui peut alléger notre tâche. Il ne faut pas sous-estimer le rôle de l’intermédiaire : il s’agit de votre
personne de confiance. »

Nous n’avons finalement pas choisi l’offre la plus intéressante, mais bien l’investisseur avec lequel le courant passait le mieux

Choisir entre l’offre la plus intéressante et le meilleur partenaire

« Heureusement, cette période difficile a fini par prendre fin. À un moment donné, on nous a fait quelques propositions concrètes. Il était temps de trancher. Nous n’avons finalement pas choisi l’offre la plus intéressante, mais bien l’investisseur avec lequel le courant passait le mieux. Il faut garder à l’esprit que nous sommes encore actifs au sein de l’entreprise. Dans ces cas-là, il vaut mieux choisir une personne avec laquelle la collaboration se passe bien. Dans notre cas, nous souhaitions conserver notre indépendance opérationnelle. Nous sommes une petite entreprise. Nous n’aurions pas supporté une ingérence continue. Bien entendu, les gros investissements sont envisagés conjointement avec notre partenaire d’investissement. Cette solution était sans conteste la meilleure pour nous. Si c’était à refaire, je le referais sans hésiter. »

Quel est le moment idéal pour vendre ?

C’est la question que tout le monde se pose. Pour Hein, « il ne faut pas vendre l’entreprise lorsqu’elle est à son apogée ni lorsqu’elle a amorcé sa descente. Selon moi, le meilleur moment pour vendre, c’est lorsque l’entreprise réalise une croissance stable. » « Ne vous y prenez pas trop tard. N’oubliez pas qu’une cession, cela nécessite du temps. Si votre structure d’entreprise est complexe et qu’elle comporte de l’immobilier, il faudra tout démêler et passer au peigne fin. Une année, cela passe vite. C’est une course effrénée. Réduire cette durée serait humainement impossible. »

Le conseil de Hein Wilderjans

« L’erreur à ne pas commettre, c’est de penser à la place de vos enfants. Il faut dialoguer avec eux et poursuivre ce dialogue tout au long du processus de reprise. Discutez ouvertement des conséquences de chaque décision, parce qu’en fin de compte, on parle de leur avenir. Chez nous, la transparence était de mise. Nos enfants ont assisté à toutes les présentations. Tous les week-ends, nous faisions le point, le soir, à table. Les aspects financiers étaient également abordés en toute transparence. Ils savaient parfaitement à quoi s’attendre et quelle serait leur part dans la reprise. Je conseillerais également de ne pas compliquer les choses. Nous nous étions mis d’accord : on se dit tout, mais en petit comité. Ni les conjoints, ni la belle-famille n’ont été consultés. Il fallait que tout cela reste entre nous,dans un souci de simplicité. Nous voulions avant tout éviter les disputes au sein de la famille. »

Qui est Hein Wilderjans ?

  • 54 ans
  • Cogérant et actionnaire de Crosswise, avec son fils cadet Filip
  • Fournisseur de matériel en fibre optique
  • Région de Brecht
  • A vendu 49% de ses actions à un groupe d’investissement

mercredi 9 mai 2018