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Pourquoi les loups collaborent-ils ?

Vivre en meute est un avantage pour le loup. Qu’avons-nous à apprendre d’un animal aussi puissant ?

L’expert en loups, Jan Loos, a été fort occupé ces derniers mois. Le loup est de retour et les médias s’y intéressent de près. Nous aussi, d’ailleurs. Les associations connaissent un succès grandissant. La collaboration est de plus en plus fréquente chez les professions libérales.

Par nature, les loups vivent en meute. Mais pourquoi ? Celui qui règne en maître sur son territoire n’a-t-il, en fin de compte, pas plus à manger ? Jan Loos nous explique pourquoi le loup vit malgré tout en meute.

Un animal social

Jan Loos : « En Europe, les loups vivent ensemble en famille. La première année, le couple de loups donne naissance à trois à cinq louveteaux. C’est aussi la naissance d’une meute. La deuxième portée arrive l’année suivante. La meute est composée des parents, des louveteaux nouveau-nés et des louveteaux adultes de l’année précédente. Des adolescents, dirons-nous (rires). »

La transmission du savoir

Jan Loos poursuit : « Le principal avantage de la vie en meute est qu’elle augmente les chances de survie de la descendance. En restant ensemble, les plus jeunes ont la chance d’apprendre de leurs aînés. Le loup est un chasseur intelligent, et cela requiert beaucoup d’expérience. Cette expérience se transmet de génération en génération. »

Une répartition évolutive des rôles

« Les descendants du couple dominant restent ensemble pendant maximum deux ans. Dans la nature, les loups vivent une dizaine d’années. Après environ deux ans, les loups les plus âgés quittent la meute à la recherche d’un territoire et d’un partenaire. Les louveteaux sont entre-temps devenus adultes et reprennent le rôle des loups qui s’en vont », explique l’expert.

Le loup est un chasseur intelligent, et cela requiert beaucoup d’expérience. Cette expérience se transmet de génération en génération.

Une organisation rigide

« Quand les parents s’en vont chasser, les louveteaux de l’année précédente veillent sur les nouveau-nés. En jouant ensemble, ils découvrent le territoire. Les loups plus âgés évitent à leurs jeunes frères et soeurs de faire des bêtises en explorant leur environnement. Durant les premiers mois de leur vie, les louveteaux sont encore vulnérables. Lorsqu’ils sont âgés de quelques mois, ils accompagnent leurs parents à la chasse. »

 

Plus efficaces ensemble

Jan Loos : « Le loup européen chasse toutes sortes de proies : des grandes proies comme les cerfs, les chevreuils et les sangliers, aux petits rongeurs comme les rats et les souris, en passant par les castors et les lièvres.

Dans les populations les plus proches d’Allemagne, les loups chassent en solitaire, avec une efficacité redoutable. Naya, la louve qui s’est établie dans la région de Bourg-Léopold, chasse en solo des sangliers et des chevreuils. Avec succès. Lorsqu’ils chassent en meute, les loups privilégient des proies de plus grande taille, principalement de plus gros ongulés. Bref, les loups s’adaptent aux circonstances.

Les loups d’Amérique sont différents. Ils chassent en meute les bisons et les élans, c’est-à-dire de très gros animaux. Les meutes sont dès lors également plus grandes en Amérique et peuvent compter jusqu’à vingt loups. Les adultes restent plus longtemps avec la meute. Pendant la saison des amours, des loups sans lien de sang se joignent à la meute. Ensemble, ils chassent les bisons. » 

Un équilibre « bestial » entre vie professionnelle et vie privée

Jan Loos : « On trouve un autre bon exemple de collaboration chez les tadornes, où cinq couples rassemblent leurs poussins. Un couple reste à proximité des petits, tandis que les quatre autres vont chercher de la nourriture. Ils créent ainsi leur propre sécurité sociale. Grâce à l’organisation conjointe de la garde des enfants, les parents peuvent « aller travailler ». C’est quand même incroyable ! »

Le choix du bon partenaire

« Les loups à l’état sauvage vivent une dizaine d’années. Naya, la louve qui s’est établie en Flandre, vit encore seule. Elle est âgée de deux ans, et a donc encore du temps devant elle. Certaines femelles attendent jusqu’à six ans avant qu’un prétendant adéquat se présente. Le loup prend du temps pour choisir le bon partenaire. Le couple dominant passera par ailleurs le reste de sa vie ensemble », poursuit le spécialiste

Une communication essentielle

« Les loups « parlent » entre eux. Leur hurlement typique leur sert à communiquer à distance avec d’autres meutes. Au sein de la même famille, les loups ont une communication verbale mais aussi et surtout non verbale. Ils sont particulièrement doués pour déchiffrer les émotions. Chez leurs congénères, mais également chez les membres d’autres espèces. »

Conclusion : La meute donne au loup une longueur d’avance. Le partage du savoir et la répartition claire des tâches augmentent l’efficacité de la chasse et les chances de survie de la descendance.

5 avantages pour croquer la vie à pleines dents

1. Mieux concilier vie professionnelle et vie privée.

Comme le travail est réparti entre différents associés, le temps de travail est mieux délimité. Il reste ainsi plus de temps pour la famille, les amis, les loisirs et les centres d’intérêt.

2. Apprendre les uns des autres.

Les nouveaux collègues inspirent lespartenaires plus expérimentés. Les collègues apprennent les uns des autres en discutant de leurs dossiers et en se concertant. Tant l’expérience que le bagage technique se transmettent ainsi plus facilement.

3. Travailler plus efficacement.

Des accords univoques et une répartition claire des rôles renforcent la qualité du service. Chaque partenaire choisit le rôle qui correspond le mieux à ses aptitudes. La répartition des rôles ne doit pas forcément être éternelle et immuable, mais évolue dans le temps.

4. Tirer le meilleur de soi-même.

Une association permet de regrouper différentes spécialisations dans un même cabinet ou bureau. La complémentarité des expertises améliore également la qualité du service.

5. Répartir les risques.

Les investissements sont supportés par tous les partenaires. Personne ne les assume jamais seul.

Attention aux pièges

• La réussite de toute collaboration dépend du choix du bon partenaire. Discutez-en longuement et abordez tous les aspects. La confiance mutuelle, une bonne communication, des accords clairs et une vision à long terme partagée sont indispensables.

• La communication est essentielle dans toute organisation. Prévoyez suffisamment de temps pour vous concerter. Se réunir tous les mois pour prendre des décisions ou discuter des problèmes n’est pas un luxe superflu.

mercredi 9 mai 2018