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Que vous soyez musicien ou titulaire de profession libérale, la collaboration est la clé

Stefanie Van Backlé joue du violon dans plusieurs ensembles. Pour la plupart des titulaires de profession libérale, la collaboration passe souvent par une association. Cette forme de collaboration leur permet de s’épanouir au maximum et d’offrir un service optimal.

Dans un groupe de musique comme dans une association, la communication, la franchise et la concertation sont essentielles. Dans la plupart des associations, les règles sont fixées en commun. En échange des avantages qu’ils tirent de la collaboration, les membres assument également des responsabilités en dehors de leur propre travail.

Les autres ont le droit de critiquer ma manière de jouer une mélodie. Ces critiques peuvent porter sur l’interprétation, mais aussi sur des aspects purement techniques, tels que les coups d’archet. Chaque détail peut donner lieu à une discussion. Ce n’est pas toujours agréable, mais ensemble, nous construisons quelque chose d’harmonieux. Et comme nous travaillons sans chef d’orchestre, nous devons tout mettre en œuvre pour parvenir au meilleur résultat.

Se mettre au diapason
Stefanie a conscience qu’avec trois groupes, elle en fait peut-être trop. Elle trouverait dommage toutefois de renoncer à jouer en quatuor. Sa profession requiert un engagement important et ses horaires sont, de ce fait, très variables. Stefanie donne souvent des concerts en Belgique et à l’étranger. Sa vie est donc assez mouvementée. En tant que titulaire de profession libérale, la vôtre l’est parfois également. Pour Stefanie, il est important de continuer à apprendre. Elle suit donc des master classes et joue parfois avec d’autres ensembles pour se perfectionner. Vous participez, pour votre part, à des congrès, formations et symposiums.

Connaître la partition de l’autre
Lorsque des musiciens jouent ensemble, ils sont concentrés sur leur propre jeu : à force de répéter et de discuter ensemble, ils apprennent aussi à connaître la partition de l’autre. Ils gardent ainsi une vision d’ensemble. Cette vision d’ensemble est essentielle également pour les membres d’une association. Plus l’engagement est important, mieux l’association fonctionne. Le résultat final sera, lui aussi, meilleur : une collaboration bien rodée et de qualité qui sera applaudie par le public (lisez : les patients). Si autant de couples se forment au sein des quatuors et des professions libérales, c’est sans doute en raison de cet engagement continu et de cette étroite collaboration.

On ne joue pas dans un quatuor pour devenir riche, mais pour atteindre le sommet de son art.

Être sur la même longueur d’onde
Les membres d’un groupe de musique sont recrutés avec beaucoup de sérieux et de rigueur. Lorsque Stefanie a été approchée par Alcea, ils se sont tous deux rapidement mis d’accord. Une période d’essai d’un an allait être nécessaire pour établir s’ils formaient une bonne « harmonie ». Dans une collaboration, l’arrivée d’un nouveau collègue ne doit pas non plus être prise à la légère. Dans un quatuor, il faut parfois 1 à 2 ans pour trouver le chaînon manquant. La dynamique est essentielle dans les ensembles, tout comme dans les cabinets collectifs. « Être sur la même longueur d’onde ne signifie pas forcément que vos collègues doivent être vos meilleurs amis », souligne la violoniste. C’est même plutôt l’inverse. C’est surtout la collaboration avec des personnes critiques qui s’avère particulièrement importante, aussi longtemps que chacun est disposé à écouter l’autre. » Stefanie Van Backlé joue dans trois configurations. Chacune possède sa propre dynamique et c’est précisément ce qui rend les choses passionnantes. Pour la même raison, certains médecins ont besoin, en plus de leur cabinet, de la dynamique d’une association hospitalière pour pouvoir s’épanouir complètement.

Dans un quatuor, il n’y a pas de chef d’orchestre. Cela ne veut pas dire qu’un quatuor n’a pas besoin d’être dirigé. Dans un quatuor, la direction varie en fonction de la partition. Dans les premiers quatuors de Mozart, par exemple, le premier violon joue souvent… le premier violon. Dans les morceaux ultérieurs du génie viennois, chaque instrument a son importance, mais à des moments différents. C’est une bonne chose que les musiciens assument tous une part des responsabilités, selon des règles précises et en fonction des talents de chacun. Tous peuvent ainsi briller à tour de rôle.

Le premier violon ne joue pas toujours le premier violon.

Et ‘last but not most’: l'argent
D’après Stefanie Van Backlé, peu de quatuors au monde peuvent vivre de leurs concerts. « Quand on monte un quatuor, on ne le fait donc pas en priorité pour l’argent, sinon on est vite frustré », explique-t-elle. Son travail pour le Brussels Philharmonic lui rapporte un revenu fixe. D’autres membres du quatuor à cordes gagnent leur vie en donnant des cours. « On ne joue pas dans un quatuor pour devenir riche, mais pour atteindre le sommet de son art. »

jeudi 13 juillet 2017