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Situation macro-économique: Résultats des entreprises favorables et moment historique en Corée

Avril 2018. En l’absence d’actions concrètes et suite à l’annonce de la volonté des présidents coréens de négocier la paix et une « dénucléarisation complète », le conflit commercial qui oppose les États-Unis et la Chine a une nouvelle fois été relégué au second plan.

La réaction de soulagement des marchés a entraîné une hausse des cours des actions et des taux d’intérêt. Aux États-Unis, les bons résultats des entreprises ont boosté les marchés boursiers. Les entreprises du S&P 500 sont à ce jour un peu plus de la moitié à avoir publié leurs résultats trimestriels. Parmi elles, 79 % ont réalisé des résultats supérieurs aux attentes.

Fera, fera pas ? Telle est la question que continuent de se poser les dirigeants européens. Donald Trump imposera-t-il ou non des droits de douane sur l’acier et l’aluminium européens ? La décision ayant été ajournée d’un mois, personne n’est pour le moment en mesure de répondre.

Les taux américains dépassent la barre des 3 %

Pour la première fois depuis début 2014, les taux des obligations d’État américaines à 10 ans ont dépassé le seuil des 3 %, une barrière psychologique importante en fonction de laquelle les investisseurs vont évaluer leurs investissements. Cette augmentation est notamment le fruit des réductions fiscales accordées par le président Trump, qui entraîneront une hausse du déficit budgétaire et obligeront donc le gouvernement à emprunter davantage. La prévision selon laquelle la Réserve fédérale (Fed) procédera cette année à deux ou trois relèvements supplémentaires des taux à court terme génère elle aussi une pression haussière.

La paire euro-dollar perd du terrain

Par ailleurs, les taux à long terme reflètent la confiance des investisseurs dans l’économie américaine. Plus ils tablent sur une croissance et une inflation élevées, plus les taux augmentent. L’écart grandissant qui sépare les États-Unis et l’Europe en termes d’inflation et la politique monétaire y afférente ont fait légèrement reculer la paire euro-dollar, qui se négocie actuellement autour de 1,20.

De manière assez surprenante, ce sont surtout les indices européens qui ont profité du regain d’optimisme sur les marchés. L’atténuation de la menace d’une guerre commerciale totale, qui aurait pu toucher durement l’économie européenne ouverte, y est pour beaucoup. Dans le sillage des taux américains, les taux belges et allemands à 10 ans ont grimpé de 15 à 20 points de base. 

L’économie européenne repasse de la 6e à la 5e vitesse

Les indices des directeurs d’achats de la zone euro ont fini par afficher des signes de stabilisation, après trois mois de chute drastique. L’indice composite pour l’ensemble de la zone euro est resté à 55,2, alors que le marché avait tablé sur une nouvelle baisse à 54,8.

Comparée à l’hiver dernier, la croissance économique a clairement ralenti, mais elle semble passer de la sixième à la cinquième vitesse.

L’indice PMI de 55,2 témoigne toujours d’une croissance économique d’environ 0,5 % par trimestre. C’est ce qui ressort également d’une première estimation de la croissance économique au 1er trimestre, qui atteignait 0,4 % sur base trimestre, contre 0,7 % au trimestre précédent.

 

Après plusieurs trimestres de croissance plus élevée que prévu, les informations reçues depuis début mars indiquent une certaine modération.

Le ralentissement de la croissance a également été confirmé par la Banque centrale européenne (BCE) dans son commentaire de la décision concernant les taux d’intérêt. « Après plusieurs trimestres de croissance plus élevée que prévu, les informations reçues depuis début mars indiquent une certaine modération. »

La BCE continue à faire preuve d’un certain optimisme dans ses prévisions économiques et s’attend à ce que la croissance reste solide et généralisée.

Draghi n’a par ailleurs donné aucun indice concernant la réduction du programme de rachat. Il a rappelé que la banque centrale continuerait d’acheter pour 30 milliards d’obligations jusque septembre au moins et qu’elle ne relèverait les taux que bien après la fin de ce programme. La plupart des économistes s’attendent encore à ce que Francfort prolonge les achats d’obligations de trois mois jusque fin décembre et qu’il faille attendre le second trimestre de 2019 pour qu’un premier relèvement intervienne.

La croissance américaine au rendez-vous

Au 1er trimestre, l’économie américaine a progressé de 2,3 % en glissement annuel et s’inscrit donc en recul par rapport à l’excellent 4e trimestre de 2017, qui affichait encore une croissance de 2,9 %. Le chiffre dépasse néanmoins les prévisions moyennes de 2 % qu’avaient avancées les analystes, ce qui fait que l’objectif de Trump – atteindre une croissance de 3 % – reste toujours réalisable. Les réductions d’impôt et le quasi-plein emploi continueront de soutenir la consommation cette année.

Le ralentissement de la croissance n’a évidemment pas non plus échappé à la Fed. Les décideurs estiment toutefois qu’il n’y a pas encore péril en la demeure. La Fed a procédé aux relèvements de taux prévus, mais n’a donné encore aucune indication quant à un éventuel passage à la vitesse supérieure. Au contraire, elle s’est dite prête à laisser l’inflation dépasser quelque temps la barre des 2 %. La Fed semble néanmoins redouter « le relèvement de taux de trop ».

Le prix du pétrole s’envole

La baisse des réserves de pétrole aux États-Unis, les tensions géopolitiques en Syrie et l’intention de Trump de mettre fin dans quelques semaines à l’accord sur le nucléaire que son prédécesseur Barack Obama avait conclu avec l’Iran en 2015 ont fait exploser les prix du pétrole. Et ce, malgré les tentatives du président français Emmanuel Macron et de la chancelière allemande Angela Merkel de préserver l’accord.

Le prix du baril de Brent brut a dépassé les 74 dollars, le niveau le plus haut depuis près de quatre ans

Conclusions pour vos placements

  • Les placements sûrs à rendement fixe continueront sans doute à générer un rendement faible pendant un certain temps.
  • Si vous voulez un rendement plus élevé, vous devez être disposé à investir une partie de votre portefeuille de façon dynamique, conformément à votre profil d’investisseur et à vos objectifs personnels.
  • La constitution d’un patrimoine repose sur une vision à long terme, basée sur une discipline d’investissement rigoureuse et le respect de la stratégie choisie. Gardez toutefois à l’esprit que les placements dynamiques connaissent toujours une évolution volatile.
  • La diversification est donc de mise, tant en termes de durées, de classes d’actifs et de gestionnaires.

 

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mercredi 9 mai 2018