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Situation macro-économique: Les marchés lèvent le pied

La tendance positive générale de 2017 s’est maintenue le dernier mois de l’année.

Malgré l’amélioration des prévisions de croissance pour l’économie européenne, la plupart des indices boursiers européens se sont montrés quelque peu hésitants. Les bourses américaines, en revanche, ont continué d’avancer à plein régime et ont bouclé l’année non loin de leurs niveaux records. Nous parlons ici en dollars, bien entendu. Le tableau est différent si l’on convertit en euros : dans ce cas, le dollar affaibli torpille le rendement.    

 

Envolée du marché des taux

On notera l’évolution des marchés des taux en décembre. Malgré les hésitations sur les places boursières européennes, les taux d’intérêt ont grimpé nettement sur toute la courbe. Il est trop tôt pour parler d’une vraie normalisation, mais cette hausse contredit tout de même les déclarations faites par Mario Draghi lors de la réunion de la Banque centrale européenne au début du mois. Les perspectives d’inflation de la BCE ont en effet une nouvelle fois été tempérées sur le moyen terme.

Il semblerait donc que les marchés des taux commencent à digérer l’accélération de la croissance en Europe. Cela dit, il ne faut pas oublier que le dernier mois de l’année va de pair avec des volumes très bas, ce qui provoque des mouvements de prix relativement importants. Il faut donc attendre encore quelques mois avant de parler d’une réelle normalisation de la courbe des taux d’intérêt.

Les matières premières refont surface

Bien que toute l’effervescence suscitée par les banques centrales les ait sans doute quelque peu reléguées au second plan l’an passé, les matières premières ont néanmoins vu leur prix augmenter considérablement au cours des douze derniers mois. La croissance économique mondiale et la réduction assez agressive des surcapacités présentes dans différents secteurs ont fait bondir les prix. En 2017, le prix du baril de Brent est passé de 57 dollars à près de 67 dollars. Le prix de l’or a quant à lui augmenté de plus de 13 % (en dollars).

Mais le produit phare de l’année a sans conteste été le palladium, porté par une forte hausse de la demande émanant du secteur automobile. Le palladium est utilisé principalement pour la production de pièces qui limitent les émissions de substances nocives dans les véhicules à essence. La hausse de prix de plus de 50 % est donc liée à la demande croissante de véhicules à essence et hybrides, maintenant que la demande de véhicules diesel diminue. Le prix du platine, utilisé pour les véhicules diesel, a quant à lui à peine augmenté cette année. Reste à voir si la hausse du prix du palladium est durable. Car si les voitures électriques continuent à percer sur le marché, les premiers bénéficiaires seront des matières premières comme le lithium et le cobalt.     

Tendance inversée pour le dollar

L’euro a bouclé l’année au-dessus des 1,20 EUR/USD, confirmant ainsi clairement la tendance inversée pour cette paire de devises. La Réserve fédérale (Fed) a beau prendre l’initiative en vue de durcir sa politique monétaire (par des relèvements des taux d’intérêt et par la réduction de son bilan), les cambistes ont, en 2017, déjà commencé à comprendre que les autres banques centrales suivraient lentement mais sûrement. Soutenu par une croissance européenne supérieure aux attentes, l’euro se trouve aujourd’hui dans un élan positif qui semble difficile à infléchir. Une éventuelle relance de l’inflation aux États-Unis ou des surprises politiques dans la zone euro pourraient cependant venir jouer les trouble-fêtes. C’est pourquoi les évolutions sur le marché de l’emploi américain, notamment l’éventualité que la croissance des salaires tire davantage l’inflation à la hausse, sont suivies de près.

Draghi : optimiste et réaliste

Pas de surprises dans les messages des différentes banques centrales. Mario Draghi s’est montré extrêmement optimiste pour l’économie européenne et n’a plus parlé de reprise, mais d’expansion. Les prévisions de croissance ont ainsi été nettement revues à la hausse : 2,4 % pour cette année et 2,3 % pour 2018 (contre une prévision antérieure de 1,8 % seulement). Draghi a toutefois aussi tenté de tempérer quelque peu les marchés. Pour l’inflation, un niveau de 1,7 % seulement est attendu pour 2020, ce qui est largement inférieur à l’objectif de la BCE. Il n’y a cependant pas lieu de changer de cap plus rapidement pour Draghi. La période qui vient verra donc peu de changements au niveau de la politique de la BCE.

Yellen s’exprime une dernière fois

Janet Yellen a donné pour la dernière fois des explications sur les décisions prises par la Réserve fédérale. Elle siégera encore en tête de table en janvier, mais les conférences de presse ne sont données que tous les trimestres. Son mandat prendra fin en février et Powell lui succédera au poste de Président de la Fed. Yellen a terminé en beauté : elle a relevé les taux directeurs de 0,25 % jusqu’à la fourchette 1,25 % - 1,50 %, une manœuvre que les marchés avaient déjà complètement anticipée.

De façon pas tout à fait inattendue, elle s’est également montrée optimiste quant à l’évolution future de l’économie américaine. La Fed a ainsi revu à la hausse les prévisions de croissance (de 2,1 % à 2,5 % en 2018).

Trois hausses des taux d’intérêt sont encore programmées pour 2018. Enfin, Yellen a fait preuve de la « grâce politique » de circonstance et a déclaré que la réforme fiscale prévue contribuera, surtout à court terme, à élever la trajectoire de croissance de l’économie. Elle est cependant restée assez vague concernant l’augmentation de la croissance à long terme que pourraient également entraîner ces réformes.

La Banque d’Angleterre freine à nouveau

Après la hausse des taux d’intérêt en novembre, le président de la Banque d’Angleterre (BoE), Mark Carney, a annoncé qu’il n’y aurait qu’« un nombre limité d’augmentation des taux » au programme au cours des années à venir. La BoE ne semble donc plus s’inquiéter du niveau élevé de l’inflation (3,1 % en glissement annuel). D’après ses prévisions, celle-ci devrait redescendre grâce à la réduction de taux du mois dernier et à la croissance économique plus faible attendue en 2018.

Par ailleurs, le président Carney s’est montré plus positif à propos de l’évolution des discussions sur le Brexit. L’éventualité d’un cliff-edge Brexit semble s’éloigner nettement, ce qui devrait quelque peu dissiper l’incertitude au sein des entreprises et des ménages britanniques. Selon le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, les avancées dans les discussions sont trop peu nombreuses pour passer à la deuxième phase, celle des négociations sur les futures relations commerciales. En quoi consistent ces avancées ? On ne l’explique jamais précisément. D’un côté, il semble que cette stratégie soit délibérée afin de ne pas attiser davantage l’opposition politique croissante à Theresa May. De l’autre, il semble ne même pas y avoir d’accords tangibles, mais seulement des décisions pour parvenir à un consensus plus tard. Seraient-ce là les germes d’un Brexit en douceur ?

 

Conclusions pour vos placements

- Les placements sûrs à rendement fixe continueront sans doute à générer un rendement faible pendant un certain temps.

- Si vous voulez un rendement plus élevé, vous devez être disposé à investir une partie de votre portefeuille de façon dynamique,    conformément à votre profil d’investisseur et à vos objectifs personnels.

- La constitution d’un patrimoine repose sur une approche à long terme, basée sur une discipline d’investissement rigoureuse et le   respect de la stratégie choisie. À cet égard, vous devez savoir que les placements dynamiques connaissent toujours            
  une évolution volatile.

- Le maître mot est la diversification : durées, classes d’actifs et gestionnaires.

Nous nous ferons un plaisir d’en discuter avec vous sur la base de votre trajet financier personnel. N’hésitez pas à nous contacter pour un entretien. 

mercredi 10 janvier 2018