Grandir, c’est faire des choix. Une acquisition, la conquête d’un nouveau marché ou le recrutement d’un collaborateur clé : ces décisions stratégiques participent au succès de votre entreprise. En collaboration avec la Banque Van Breda et Titeca pro accountants & expert, le Vlerick Centre of Excellence pour les PME a étudié comment les entreprises flamandes en croissance font ces choix et comment elles parviennent à de meilleurs résultats. Lisez l’étude complète ou découvrez ici les sept principales conclusions.
1. Plus d’analyses ne mènent pas toujours à plus d’efficacité
.Les entrepreneurs peuvent être tentés de penser que pour prendre de meilleures décisions, il faut disposer de plus de chiffres, de plus de rapports et de plus d’analyses. Cette étude démontre toutefois que les entreprises qui obtiennent les meilleurs résultats ne procèdent pas nécessairement à des analyses plus poussées que les autres.
Ce qui les distingue avant tout, c’est leur capacité à tirer habilement parti de leur expérience. Elles reconnaissent les schémas observés lors de précédents parcours de croissance, évaluent mieux les risques et connaissent les signaux pertinents. Et cette expérience est souvent plus précieuse que la collecte incessante et l’accumulation d’informations.
| Ne négligez pas vos analyses, mais fiez-vous à votre expérience comme à une boussole. |
2. Votre intuition a son mot à dire
Les entrepreneurs sont souvent loués pour leur intuition. Une réputation méritée, d’ailleurs. D’après cette étude, l’intuition n’est pas seulement utile aux débuts d’une entreprise, bien au contraire.
Ce qui fait toute la différence, c’est ce qu’elle devient, avec le temps. Chez les entrepreneurs chevronnés, l’intuition se nourrit des années de connaissance du marché, de contacts avec la clientèle et de décisions antérieures. Elle se transforme alors en ce que Vlerick appelle le « jugement fondé sur l’expérience ».
Évidemment, une vérification rigoureuse de cet instinct reste nécessaire.
| Une bonne règle générale : voyez l’intuition comme une hypothèse, et non comme un verdict définitif. Posez-vous la question : pourquoi cette option me semble-t-elle juste ? Mais aussi : qu’est-ce qui pourrait prouver que j’ai tort ? |
3. Le plus grand piège : vos intérêts personnels
L’étude a mis en évidence un constat étonnant : les décisions stratégiques sont meilleures lorsque les intérêts personnels pèsent moins lourd dans la balance.
Dès que les discussions portent principalement sur la protection d’un service, d’un budget ou d’un poste, la qualité de la prise de décision s’en trouve compromise. Les entreprises qui parviennent à privilégier l’intérêt général de leurs activités affichent de meilleurs résultats.
Cela exige de la transparence. Quels sont les intérêts poursuivis par chaque partie ? Quelles sont les préférences personnelles en jeu ? Oser poser ces questions permet généralement d’ouvrir la discussion et de prendre de meilleures décisions.
4. Un bon comité consultatif est une force, et non un frein
Les entrepreneurs craignent parfois qu’une gouvernance renforcée ne ralentisse leur entreprise. Or, les recherches disent tout le contraire. Les PME dotées d’un comité consultatif, d’un conseil d’administration ou d’investisseurs externes prennent généralement des décisions plus abouties.
Non pas parce que les entrepreneurs deviennent moins entreprenants, mais parce que les décisions importantes doivent se mesurer à d’autres expertises et perspectives. La gouvernance n’est pas un frein à l’esprit d’entreprise, mais un outil précieux pour ne rien laisser au hasard.
| Un conseil tout simple : cherchez quelqu’un qui osera remettre en question vos choix. Non pas pour vous mettre des bâtons dans les roues, mais pour prendre de meilleures décisions. |
5. Tout dépend de la décision à prendre
Il n’existe pas de modèle décisionnel universel. Une acquisition nécessite une approche différente de celle du recrutement d’un CEO ou d’un cycle de financement.
L’étude montre par exemple que :
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les décisions en matière de croissance dépendent fortement de l’expérience ;
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les décisions RH reposent souvent sur l’intuition, ce qui justifie un besoin accru de critères ou de facteurs d’évaluation ;
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les décisions financières découlent généralement d’une combinaison d’analyse et d’expérience.
6. Les entreprises familiales adoptent une prise de décision plus participative
Les entreprises familiales impliquent plus souvent leurs collaborateurs dans les décisions stratégiques. Cet engagement va de pair avec davantage de confiance, une responsabilité collective et moins d’individualisme. Les équipes de direction comptant au moins une femme font par ailleurs état de moins de jeux politiques, même si l’étude ne fait ici que mettre en évidence une corrélation.
7. Pour l’instant, le rôle de l’IA reste limité
Les décisions examinées étaient peu influencées par les outils d’intelligence artificielle. Rien d’étonnant à cela, puisque certaines datent d’avant l’essor de l’IA générative. Par ailleurs, ce n’est pas le nombre d’outils d’IA qu’une entreprise utilise qui compte ici, mais la manière dont ceux-ci renforcent le processus décisionnel. Si cette technologie peut fournir des informations et proposer des alternatives, le contexte, l’expérience et le jugement humain restent essentiels.
En quelques mots
- Fiez-vous à votre expérience.
- Voyez votre intuition comme une source d’hypothèses, et non de verdicts définitifs.
- Questionnez les intérêts personnels en jeu.
- Entourez-vous de personnes qui n’ont pas d’intérêt direct dans la question et soutiennent des opinions divergentes.
- Adaptez votre processus au type de décision.
- Impliquez vos collaborateurs et encouragez le partage des responsabilités.
- Utilisez l’IA pour enrichir les informations et proposer des alternatives, mais n’oubliez jamais le jugement humain.
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Téléchargez l'étude complète ici. |