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Bank - Banque Van Breda

Temps de lecture:  2  minutes

L’immobilier en société : levier fiscal ou écueil à anticiper ?

 

L’acquisition d’un bien immobilier via une société peut constituer une stratégie fiscale particulièrement efficace. Toutefois, ce choix dépend étroitement de la nature du bien concerné et de la durée d’utilisation envisagée. Quels sont, en 2026, les principaux avantages et inconvénients ? Découvrez notre aperçu.

Les avantages : optimisation fiscale et gestion des coûts 

  • Déductibilité intégrale des frais  
    Contrairement à un achat réalisé à titre privé, la quasi‑totalité des dépenses liées au bien est déductible dans le cadre de l’impôt des sociétés. Il s’agit notamment des intérêts du crédit, des assurances, des travaux d’entretien, du précompte immobilier ou encore des frais de notaire.

  • Amortissements
    La société peut amortir annuellement la valeur de la construction (généralement sur une période d’environ 33 ans), ce qui réduit sensiblement la base imposable.

  •  Planification successorale  
    Détenir un bien immobilier au sein d’une société facilite une transmission progressive via la donation d’actions, un procédé souvent plus avantageux que la donation directe d’un bien immobilier.

  • Séparation patrimoniale
    Le fait de loger le bien dans une entité distincte permet de préserver le patrimoine privé contre d’éventuels créanciers de la société.

 

Les inconvénients : taxation des plus‑values et loyers

  • Taxation de la plus‑value
    En cas de vente, la plus‑value réalisée est intégralement soumise à l’impôt des sociétés (généralement 20 % ou 25 %). À titre privé, la plus‑value est souvent exonérée après cinq années de détention.

  • Revenus locatifs imposés
    Les loyers perçus par une société sont imposés comme bénéfices. En privé - pour autant qu’il s’agisse d’une location à des particuliers - l’imposition repose généralement sur le revenu cadastral, ce qui est fiscalement beaucoup plus favorable. 

  •  Avantage de toute nature (ATN)
    Si le dirigeant d’entreprise occupe personnellement le bien, il doit déclarer un avantage de toute nature dans le cadre de l’impôt des personnes physiques, ce qui engendre une charge fiscale complémentaire.
  • Complexité accrue
    La société implique des coûts de constitution, des frais comptables annuels ainsi que des obligations juridiques plus strictes. 

 

Conclusion

En définitive, l’acquisition via une société se révèle principalement avantageuse pour l’immobilier professionnel ou pour les biens nécessitant un budget de rénovation substantiel. Pour une habitation familiale ou une résidence secondaire, l’achat à titre privé demeure, dans la plupart des cas, la solution à privilégier.

 

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